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Szarlotka | 06 août 2007

Bon finalement, ce que je préfère dans la gastronomie polonaise, c'est certains de leurs gâteaux, en particulier la szarlotka (prononcer charlotka). C'est une sorte de tarte aux pommes. Elle est composée d'une base plus ou moins épaisse et d'une garniture de pommes, coupées en très petits morceaux. Cette dernière est parfois également recouverte de pâte (façon cramble) comme sur ma photo.

Bon j'ai triché, c'est pas moi qui l'ai faite, mais il y a peu de chance que je la réussisse aussi bien, alors ... Mais si ça vous intéresse, il y a plein de recettes sur internet, je ne saurais vous en recommander une sans l'avoir essayée...

Publié par gladje à 23:57:01 dans nourriture | Commentaires (0) |

Dans mon MP3 cette semaine | 05 août 2007

Autre bonne résolution: continuer à travailler mon polonais même si j'ai arrêté les leçons.

Pour le moment je me sens toujours obligée de préciser en début de conversation que je ne parle pas très bien. A chaque fois mon interlocuteur fait la grimace, mais finalement ça se passe (à peu près) bien et les gens ont même l'air content que j'essaie de me débrouiller dans cette langue "rare" (c'est comme ça qu'on appelait les langues peu populaires dans ma fac)

La conversation que je vous propose est tirée de ma méthode de polonais "milo mi pania poznac" et ce dialogue est censé être drôle. Bon c'est sûr, faut comprendre...

Bienvenus dans mon monde...

 

Je ne vous mets pas la traduction, j'en connais au moins deux qui pourraient s'amuser à essayer de traduire...

Publié par gladje à 22:13:58 dans Choc des cultures | Commentaires (2) |

Mode frustation ON | 04 août 2007

Comme le titre le laisse plus que supposer, je vais vous parler de mes frustrations du jour.

La première, très classique, ce matin en entendant mes réveils sonner (vu mon niveau de fatigue, il m'en faut plusieurs). Et oui, je travaille aussi le samedi matin... Je dois être la bonne poire française de Varsovie. Mais bon pour le moment c'est comme ça et je penserai à changer ça plus tard avec l'accord de monsieur Banquier.

Puis frustration de ne pouvoir m'énerver contre mon petit élève à qui je fais du soutien scolaire, qui ment comme un arracheur de dents et qui aujourd'hui m'affirmait : a) qu'il habitait " là " sur la carte, c'est-à-dire près de Strasbourg b) qu'il faisait beau dehors alors que le ciel était tout gris et c) que sa mère allait me payer deux fois plus si on faisait une pause de 20 minutes au lieu de 10...

 

Dans l'après-midi, il y avait une reconstitution de l'insurrection de Varsovie. Ça débutait à 17h, à un pâté de maison de chez moi. Mais à partir de 15h, je commençais à entendre des coups de feu. Après un petit moment de doute (c'est des vrais ? c'est mes voisins ? c'est bien à 17h le début ?), je décide tout de même d'aller voir, un livre dans le sac pour l'attente. En fait c'était la répétition générale en costume avec un minimum d'effet spéciaux sonores. Mais comme il y avait déjà pas mal de monde, qu'il n'y avait pas beaucoup de bonnes places, je suis restée et j'ai même réussi à m'asseoir dans la tribune. J'en ai profité pour faire quelques photos, tranquillement. Et puis ce qui devait arriver arriva : le monsieur du haut-parleur a parlé - des trucs comme " tribuna ", " reserwacja " et " oficjialny "- alors j'ai laissé ma place aux petits vieux avec des brassards rouges et blancs (je me demande d'ailleurs quel était leur regard sur cette reconstitution). Et je me suis retrouvée comme tout le monde, à chercher le moins pire des points de vue sur la " scène ". Pour expliquer : l'espace sur lequel allait se passer l'action avait la forme d'une demi-lune, c'est-à-dire une rue bordée d'un côté par des maisons et de l'autre côté par un immeuble et un parc. Les deux tribunes étaient aux deux bouts de la rue, la future barricade au milieu. Donc j'avais le choix entre être à côté d'une tribune derrière deux rangées de personnes debout ou à 50m, à l'autre bout du parc qui évidemment était bien boisé (sinon c'est pas drôle). Bien sûr comme je fais toujours le mauvais choix, j'ai choisi les deux rangées qui pendant l'heure d'attente se sont dédoublées. Si on rajoute à ça que les jeunes Polonais (ceux qui ont été bien nourris, après 89) sont très grands et qu'ils ont beau être galants, ça ne les gêne pas de s'incruster devant des personnes qui font une tête de moins qu'eux, j'ai rapidement regretté de ne pas avoir tenté les arbres... Sur l'heure qu'a duré le spectacle, j'ai dû passé 30 minutes sur la pointe des pieds, 15 minutes à regarder l'action sur le camescope de mon voisin, 8 minutes avec un aperçu direct entre deux oreilles, 5 minutes à visionner sur mon appareil photo et 2 minutes le nez en l'air ... Enfin, ça, c'était pour regarder passer le vieil avion d'époque... J'ai donc passer beaucoup de temps à bénir l'inventeur du caméscope avec écran amovible, et beaucoup de temps à maudire celui de l'appareil numérique professionnel devant moi, enfin plutôt la façon de s'en servir. Finalement heureusement que je suis arrivée deux heures plus tôt, j'ai pu voir d'abord l'image et ensuite profiter du son. Je dis ça maintenant mais sur le moment, j'en avais presque les larme au yeux de sentiments négatifs refoulés contre la mauvaise organisation, l'individualisme des Polonais et mon mauvais choix. Heureusement, à la fin, on a pu approcher les figurants, les décors et les vieilles motos ou voitures.

Pour continuer la journée en beauté, ce soir je voulais faire un gâteau pour le petit déj de demain (tradition du dimanche), mais j'avais oublié d'acheter du lait. Je prends mon courage (et mon dictionnaire) à deux mains et je vais toquer chez la voisine pour lui en demander. Mais sa musique était tellement forte qu'elle ne m'a jamais entendu.

Et pour finir, le feu d'artifice de la quinzaine qui comme d'habitude se passe à l'ouest par rapport à moi alors que mes fenêtre donnent à l'est. Je peux juste profiter de l'illumination du ciel, de quelques reflets dans des vitres et des réactions des voisins d'en face...

Bon je crois que je vais aller me coucher... ça ira mieux demain...

 

Comme la photo du post n'est pas très représentative, j'en ai rajouté quelques unes à gauche, derrière la photo avec la plaque de rue mitraillée

Publié par gladje à 23:47:03 dans no futur | Commentaires (0) |

Ouille !!! | 03 août 2007

Les Polonais de Varsovie m'ont l'air assez sportifs. J'ai près de chez moi des terrains de tennis où je vois des personnes jouer à toute heure du jour (sauf en cas de pluie, sont quand même pas si fous que ça) et il y a même souvent des joueurs sur la piste de pétanque voisine. Régulièrement des virées à vélo sont organisées à travers la ville, les pistes cyclables ne sont pas rares et cohabitent parfaitement avec les routes et les passages piétons (enfin, c'est ce qu'il me semble, je n'ai pas de vélo). Les salles de squash se multiplient au quatre coins de la ville. Les murs sont couverts d'affiches vantant les mérites de diverses écoles de danse ou de yoga. On trouve évidemment des piscines, des clubs de fitness, des patinoires, des murs d'escalade et même une piste de ski... Si, si, je vous assure... en pleine ville (je vous en reparlerai cet hiver).

Alors quand un Polonais me demande quel sport je fais, je suis toujours un peu honteuse de n'avoir rien à répondre. Evidemment avec un emploi du temps comme le mien – très chargé et susceptible de changer à tout moment -, un compte en banque comme le mien – je recommande ma situation à ceux qui aiment le suspense -, c'est assez difficile de prévoir un jour fixe pour faire quelque chose et ensuite être réellement motivée pour ça.

 

Mais maintenant, j'ai trouvé une réponse qui me permet de me défiler sans pour autant mentir ou donner l'impression de m'apitoyer sur mon sort : " oui, je prends les transports en commun... "

Il faut avoir déjà mis les pieds dans un bus varsovien pour comprendre. En toute objectivité, les chauffeurs ont une façon très particulière de conduire : tout en accélération et en freinage. Même si le feu est rouge à 100 mètres, c'est pas grave, ils accélèrent pour avoir le plaisir de piler ensuite ou alors il font durer le plaisir en faisant cinq petits pilages de suite. A croire que la pédale de frein n'existe pas ici et qu'elle a été remplacée par un bouton marche/arrêt. En fait, un ami franco-polonais m'a expliqué que c'était une façon de conduire russe, enseignée par les moniteurs d'auto-école soviétiques sous le communisme et qui s'est transmise jusqu'à nos jours puisque c'est la seule qui existe désormais en Pologne. Apparemment la plus grosse différence se trouve au niveau de la rétrogradation : ils ne connaissent pas, en ville ils passent directement de la troisième à l'arrêt... Tout de suite, je pense que vous comprenez mieux le problème.

Concrètement, quand vous prenez le bus, il est important d'avoir toujours trois points de contact avec le véhicule : deux pieds une main ou deux mains un pied. Attention, les fesses ne comptent pas double. Même confortablement assis, en cas de freinage brutal, il y a toujours un risque de vous retrouver sur les genoux de votre voisin d'en face. Et surtout, surtout, ne jamais relâcher sa vigilance, que le bus roule en ligne droite ou qu'il soit à l'arrêt. ça je l'ai redécouvert à mes dépends il y a quelques jours : j'ai lâché quelques secondes la barre pour farfouiller dans mon sac et c'est la barre voisine qui a arrêter ma progression horizontale vers l'avant du bus. Cinq jours après, le bleu est toujours visible (même si ça ne ressort pas trop sur la photo).

Mais le bon côté c'est qu'effectivement, ça fait travailler les muscles des bras, des cuisses et surtout l'équilibre. Quand je voudrai me mettre à la planche à voile, j'aurai déjà une longueur d'avance.

 

PS : voilà Gotferdom, tu l'as ta photo : comme autorisé, une photo " à la Jane "...

Publié par gladje à 22:37:39 dans aventures | Commentaires (5) |

1er Août 44 | 01 août 2007

Alors, ces drapeaux ? C'est vrai qu'ils sortent assez souvent et qu'à chaque fois je me demande " qu'est-ce qui se passe encore ? ". Mais cette fois, c'est du gros. C'est même assez impressionnant pour moi la façon dont Varsovie met en valeur son passé ces jours-ci, alors qu'en temps normal, on a l'impression que rien n'est encore digéré, que tout cela reste assez tabou.

Soyons concret et pédagogue (on se change pas) :

Aujourd'hui 1er Août, c'est le 63è anniversaire de l'insurrection de Varsovie. Non, non, pas du ghetto que tout le monde connaît, mais bien de la ville toute entière.


En juin 44, les résistants de Varsovie (AK), voyant les Russes progresser vers l'ouest et passer l'ancienne frontière polonaise, décident de reprendre seuls leur liberté avant de la devoir aux soviétiques. Le 1er Août, à 17h (" godzinna W " : heure W), le soulèvement commence. Il va durer 63 jours.

L'essentiel des combats se déroulent dans le centre, la vieille ville et le quartier Wola (ouest du centre). Le nom de ce quartier restera d'ailleurs associé au massacre du 5 août au cours duquel 40 000 civils sont exécutés par les Allemands.

Un autre épisode mythique est l'évacuation de la vieille ville le 2 septembre, qui se fera par les égouts. Aujourd'hui, le point de sortie est mis en valeur par la présence de deux plaques commémoratives.

Evidemment les combats sont très inégaux : Les Allemands disposent d'une artillerie lourde, les insurgés sont équipés bien plus légerement. L'armée rouge, elle, attend bien sagement de l'autre côté de la Vistule, se contentant d'empêcher les alliés d'utiliser les terrains d'aviation à proximité. Ceux-ci se retrouvent dans l'obligation de parachuter les armes et munitions de soutien. Malheureusement, celles-ci n'atterrissent pas toujours entre les bonnes mains.

Finalement, le 2 octobre, les insurgés capitulent en constatant que les soviétiques ne sont pas seulement passifs mais véritablement hostiles au soulèvement.

Les Allemands vident la ville de ses habitants et sur ordre d'Hitler -qui veut rayer Varsovie de la carte du monde- détruisent et brûlent méthodiquement tous les bâtiments.

Finalement en janvier 45, l'Armée russe traverse la Vistule et " libère " la ville. Les habitants reviennent doucement et commencent à reconstruire la ville.


Côté polonais le bilan est lourd : Les pertes s'élèvent à 18 000 soldats tués, 25 000 blessés, entre 120 000 et 150 000 civils tués, 520 000 ont été chassés de Varsovie.. La ville est détruite à plus de 85%.

Du côté allemand 17 000 soldats furent tués et 9 000 blessés.

 

Pour ceux que ça intéresse, depuis quelques années le musée de l'Insurrection retrace toute cette histoire de façon très (trop) détaillée. Si vous êtes à Varsovie, je vous conseille vraiment d'y aller, prévoyez juste quelques heures pour faire la visite. Si vous n'avez pas l'intention de prendre l'avion pour venir me voir, le site internet (malheureusement principalement en polonais) vous permet tout de même de vous mettre dans l'ambiance à l'aide de photos ou de films.

N'ayant assisté personnellement qu'à la principale cérémonie commémorative, travaillant à Praga à 17h, j'ai raté le concert de sirène pour marquer l'heure W. Je vous invite à lire les réactions d'Elise pour vous faire une idée de l'état d'esprit de la journée.

 

Voilà. J'ai sûrement oublié d'écrire beaucoup de choses, il y a tellement à dire. Mais je répondrais avec plaisir à vos questions s'il y en a, elles me permettront de compléter.

J'ai rajouté des photos à gauche...

Publié par gladje à 23:49:46 dans confiture | Commentaires (0) |

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