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Et puis les touristes... | 14 mai 2008

 

Plaque commémorative en français au cimetière de Powazkowski

 

Aujourd'hui, sort en France le film " Et puis les touristes " (" Am Ende kommen Touristen " en VO)(Il me semble que l'expression vient d'une phrase célèbre évoquant la future dénaturation des lieux ; Si quelqu'un est capable de me la retrouver, je le bénis jusqu'à la troisième génération). Vous avez peut-être entendu parler de cette production germano-polono-anglaise, elle a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2007 dans la catégorie " Un certain regard" .

C'est l'histoire d'un jeune Allemand qui effectue son service civil à Oswiecim (plus connu sous le nom allemand d'Auschwitz). Il doit accompagner dans sa vie Stanislas Krzeminski, un vieil homme de 80 ans, survivant du camp. Il se liera également avec une jeune Polonaise, guide au musée du camp et résidant depuis toujours dans la ville.

 

 

Je ne vais pas vous faire une critique de film, tout simplement parce que je ne l'ai pas vu. Apparemment il est passé en Pologne l'été dernier donc je l'ai raté ; et en plus, je ne suis pas sûre de comprendre assez l'allemand sous-titré en polonais pour apprécier le film à sa juste valeur.

 

Mais j'en parle quand même parce qu'il semblerait qu'il traite d'une problématique vraiment dans l'air du temps polonais : l'équilibre complexe entre le devoir de mémoire et le droit à un retour à la normalité. Au risque de me répéter, je suis toujours étonnée par le rapport qu'entretien Varsovie (et la Pologne en général, même si je connais moins) avec son passé. On croise à tous les coins de rue des plaques commémoratives rappelant un lieu de combat, d'habitation ou de décès. Il y a un musée gigantesque, plus que complet et réellement intéressant (les trois premières heures) sur l'insurrection de la ville. Mais il faut avoir travaillé dans les renseignements généraux pour trouver des restes du célébrissime ghetto de Varsovie ou pour connaître les dates et lieux des différentes commémorations. On a parfois l'impression que les Polonais n'ont commencé à panser et penser à leur passé qu'à la chute du mur.

C'est la grande question : que faut-il faire en premier, se souvenir ou passer à autre chose ?

 

Site officiel du film

 

Publié par gladje à 23:17:56 dans no futur | Commentaires (0) |

Jean-Paul II, troisième | 04 mai 2008

Publié par gladje à 15:56:10 dans no futur | Commentaires (0) |

Jean-Paul II, encore | 04 mai 2008

Publié par gladje à 15:51:15 dans no futur | Commentaires (0) |

Jean-Paul II | 04 mai 2008

 

Avec du retard, quelques images des commémorations du décès de Jean-Paul II

Publié par gladje à 15:49:59 dans no futur | Commentaires (0) |

Il y a quelque chose de pourri au royaume des expat' | 01 mai 2008

 

L'autre jour, je voulais profiter d'une journée légère en travail (une seule heure de cours) mais longue (le cours est de 8 à 9h) pour me faire une journée tranquille et positive, avec petite séance de profitage du printemps pour partir du bon pied...

Alors je pars de chez moi vers 7h30 avec, en plus de mes affaires de cours, un bon livre et mon appareil photo et je vais à la bibliothèque universitaire où a lieu la leçon. A la fin du cours, je m'achète un petit cappuccino à emporter (oh sacrilège! un café dans un carton!!) et je rentre dans le parc attenant au bâtiment. J'avais repéré la veille un coin sympa sur le toit pour m'installer, je l'avais même pris en photo pour être sûre de le reconnaître par la suite. Je m'imaginais déjà assise au milieu de cet arbuste dont je ne connais pas le nom (dans ma famille, on l'appelle un vive-la-mariée) comme dans une bulle blanche et parfumée...

Et là, en bas des escaliers, je tombe sur un groupe scolaire, pas les gentils petits monstres de la maternelle mais plutôt les grands bêtas du collège. Comme je rêve de tranquillité, je leur laisse de l'avance et je passe quelques minutes à photographier le couple local de canards (on s'occupe comme on peut). Mais quand je monte, je découvre qu'ils ont commencé par visiter l'autre côté du parc et passeront donc plus tard devant mon futur siège (celui de droite).

Bon, pas grave, je vais m'asseoir, résignée... Comme prévu, dix minutes plus tard, il passent devant moi... dans les deux sens (le chemin mène à une impasse) et en toute discrétion bien sûr. Ça aurait pu être supportable si un autre groupe n'avait pas emprunté le même chemin vingt minutes plus tard, suivi de peu par un troisième... et surtout si la moitié des filles ne s'étaient pas prises en photo avec moi en décor...

J'ai fini par abandonner et j'ai terminé mon livre affalée sur mon lit, la fenêtre grande ouverte...

 

Et pour terminer en beauté une journée qui aurait pu être bien sympatoche, j'ai appris le soir même qu'une de mes amies françaises allait être expédiée prochainement en Roumanie par sa boîte. C'est le problème de sympathiser avec des Français: la plupart d'entre eux sont comme moi, de passage...

 

Publié par gladje à 12:08:39 dans no futur | Commentaires (1) |

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